( 21 avril, 2017 )

Monographie sur Bettange (57)

La SHAN met à son programme l’édition d’une monographie communale sur la commune de Bettange (57) pour le printemps 2018.
Elle fait appel à tous les contributeurs qui accepteraient de participer à sa recherche par des documents, des témoignages ou des photographies concernant la vie du village, les maires, les curés, les instituteurs, l’évacuation, l’occupation ou la libération et peut-être aussi à Bettange certaines inondations ou tout autre sujet touchant l’histoire locale.
Merci d’avance à tous ceux qui participeront.

shanied2@orange.fr

( 7 avril, 2017 )

Le canon d »Ebersviller

Un amateur nous pose une question à propos d’un canon longue portée qui aurait séjourné dans le tunnel d’Ebersviller à la fin de la seconde guerre mondiale.
Si quelque lecteur pouvait nous apporter des renseignements sur cette pièce d’artilerie.
Merci d’avance de votre participation

( 18 février, 2017 )

RECHERCHES

Cette nouvelle rubrique est à la disposition de chacun pour adresser une demande de renseignements lancée sur la toile afin d’obtenir des renseignements de nos lecteurs sur un sujet concernant l’histoire locale.

17 février 2017
Ste ORANNA est réputée être la patronne de la Moselle dialectophone. On recherche tout élément confirmant cette réputation: statue, dévotion particulière, etc
Réponse sur ce site ou à shanied2@orange.fr

( 12 octobre, 2012 )

LA SCHULCHRONIK DE MEGANGE 1883-1918

LA SCHULCHRONIK DE MEGANGE 1883-1918 dans Recherches megange0721-217x300

La SHAN vient de publier la Schulchronik de la commune de Mégange qui se trouvait aux archives départementales de la Moselle. M. Gabriel BECKER a bien voulu la traduire et la commenter. Les instituteurs allemands étaient obligés de tenir un registre dans lequel ils rapportaient la vie de l’école et du village. La période couverte par cette chronique concerne les années 1883 jusqu’en 1918 et nous permet de suivre les petits évènements et la vie quotidienne, les études des enfants, les accidents climatiques et leurs conséquences sur la vie paysanne puis ensuite l’impact de la guerre sur un petit village isolé: la mobilisation, les réquisitions, les victoires célébrées, les défaites passées sous silence et aussi les victimes.
On trouve aussi l’illustration de l’influence dictatoriale d’un instituteur étranger au village et qui représente l’Administration et la connaissance pour une population peu instruite.

Le fascicule de 69 pages A4 avec des illustrations est vendu par la SHAN 18€ (plus 5,4€ de frais d’envoi) à payer à la commande par chèque à l’ordre de la SHAN à adresser à André MORHAIN 38 rue Mangin 57000 METZ.
Pour ceux qui habitent près de Boulay, le fascicule est disponible au siège de l’association Place Jean XXIII à Boulay (en face de l’église catholique) chaque deuxième mercredi du mois de 17 à 19 h.

( 16 juillet, 2012 )

BOULAY Moselle et son canton

Les éditions Alan SUTTON ont publié dans la collection Regards Croisés un ouvrage consacré à Boulay Moselle et son canton.
Le principe est la comparaison photographique de cartes postales anciennes et les photos actuelles de Thierry SCHOENDORF.
L’ouvrage de 128 pages consacre la moitié de son espace à Boulay et l’autre moitié aux autres communes du canton.
Il est en vente à la librairie PAYOT à la gare de Metz, au Super U à Boulay et à l’association SHAN (envoi contre un chèque de 22€ à l’ordre de la SHAN plus 5€ de frais d’envoi)
BOULAY Moselle et son canton dans Recherches regard066-217x300

( 9 mai, 2012 )

La seigneurie de Bérus par Jean Michel BENOIT

LA SEIGNEURIE DE BERUS

Probablement au début du XIIIème siècle, les ducs de Lorraine ont fait construire un château à Berus dont la mission est d’assurer la protection de leurs biens dans le « Niedgau ». Les seigneurs du lieu doivent sécuriser la route menant de Boulay à Wallerfangen et sont peut-être chargés de la sous-vouerie de l’abbaye de Bouzonville. Berus est évoqué pour la première fois en 1248, lorsque le duc Mathieu II donne la ville à son épouse Catherine de Limbourg, en échange de biens qu’elle possède à Sarreguemines. Au départ, quelques chevaliers portant le nom de Berus ont tenu ce fief ; ils blasonnaient « d’azur, trois lions d’argent couronnés, armés et lampassés d’or ». La ville de Berus a d’ailleurs repris en 1964 ses lions dans son blason en y ajoutant une muraille crénelée qui rappelle la forteresse moyenâgeuse.

Dès 1364, le duc de Lorraine a laissé le château et la ville de Berus à Burkhard, seigneur de Fénétrange et à sa femme Blantzflor de Valkenstein. Durant une courte période, de 1443 à 1664, Berus est un fief de Nassau Sarrebruck. Lorsque le fief n’est pas attribué, le duc nomme sur place un officier, un bailli, un prévôt ; Jean de Brandscheid dit Geburger, seigneur de Château-Rouge, Jacques d’Haraucourt, époux d’Oranne de Dalem, Jean de Schwartzenberg, sont quelques officiers du duc à Berus.

À partir de 1544, le fief passe à la puissante famille d’Isembourg : par échange avec le duc de Lorraine elle reçoit Berus contre Châtel-sur-Moselle, Bainville et Velacourt. Sous l’administration d’Anna d’Isembourg (1544-1581), la seigneurie connaît son apogée. Elle fait construire à Berus un nouveau château et restaure la porte Scharfeneck sur laquelle on peut voir aujourd’hui encore ses armes et les portraits de ses deux époux.

On connaît bien les droits de la dame de Berus grâce aux 12 records de justice qu’elle a fait établir en 1572. À cette époque la seigneurie se compose de 30 villages (22 sont en Moselle et 8 en Sarre) soit 423 feux, 17 paroisses, 4 censes : Valmunster (Abbaye de Mettlach), Odenhoven (Chartreuse de Rettel), Sermelingen (Couvent de Fraulautern) et Düren (Abbaye de Longeville). La dame de Berus a aussi des droits dans les forêts ou Houve de Forweiler, dans deux bois entre Felsberg et Limberg près de Vaudrevange et surtout dans la Houve de Merten. Elle peut y prendre son bois, bénéficie de la glandé et vaine pâture, des confiscations et amandes, des dîmes sur les défrichements et peut y chasser.

En tant que seigneur haut justicier, elle a le droit de connaître toutes les causes entre les sujets, de juger les crimes, de faire la police, d’avoir des prisons et des geôliers, des fourches patibulaires, piloris et échelles. A ces prérogatives, s’ajoutent des droits honorifiques, comme celui d’être salué du chapeau, de faire crier la fête patronale, de permettre les jeux et les danses, d’avoir son banc à part dans l’église. Lorsqu’un criminel est condamné à mort ou autrement, il faut installer la justice c’est-à-dire le gibet ou la roue. Elle est plantée au long du grand chemin auprès de Hettring là ou tous les criminels condamnés de la vie à la mort seront instifiés et exécutés. Comme ils sont les plus proches du lieu de l’exécution, les habitants des villages de Bibling et Merten sont obligés de faire les échelles, aussi charroyer les échelles et les roues à leurs frais auprès ladite justice ou gibet, les ôter et garder. Le seigneur haut justicier perçoit aussi les amandes et confiscations, il bénéficie de diverses corvées : réparations au château, murailles et portes de la ville, comme aux moulins de Bisten et Berviller. Les habitants lui doivent guet et garde au château, des corvées de bois, de fauchage dans ses champs. Les habitants possédant des biens de servitude à Bedersdorf sont obligés de porter des lettres jusque vers Sierck et Siersberg. Ceux de Bibling et Merten vont jusqu’à Boulay et Sarrebruck. Si le seigneur de Berus veut aller à la guerre, les villages de Bouzonville et Vaudreching, Brettnach, la cense de Valmunster et la cense d’Odenhoven sont tenus de fournir en tout quatre chariots de camps avec les valets et autres choses nécessaires.
Plusieurs foires se tiennent dans la seigneurie ; à Bouzonville on tient annuellement deux foires savoir le 3 mai, jour de l’Invention de la sainte Croix et le 14 septembre, jour de l’Exaltation de la sainte Croix ; à Vaudreching elle a lieu le 1er octobre, fête de saint Rémy, et à Valmunster le 24 juin, fête de saint Jean Baptiste. Ces quatre foires seront gardées et maintenues par les seigneurs de Berus, qui peuvent y recevoir et lever tous les droits civils et criminels avec confiscations et amendes.

Les habitants qui résident dans la seigneurie sont soumis à divers impôts : le gros cens ou Schafft, le Sestergeld ou droit de bichet, le Weggeld ou droit de passage, le Grebergeld ou droit de bêcher son jardin. Les abbayes, des villages et même des particuliers paient aussi le droit de sauvegarde, droit qui consiste à payer une redevance souvent en avoine, au duc ou au seigneur, à charge pour ce dernier de porter secours au payeur.

À la mort d’Anna d’Isembourg, la seigneurie revient à ses deux filles, Elisabeth et Erika où à leurs héritières. La part d’Elisabeth va passer à la famille de Hohenzollern et celle d’Erika à la famille de Metternich. Mais la gestion de la seigneurie par ces deux familles s’avère difficile ; elles disent que cette communauté ne porte pas seulement de grands dommages et préjudices aux seigneurs mais aussi aux sujets et gens en dépendant. Aussi dès le 14 octobre 1611 intervient un partage de la seigneurie.

La seigneurie souffre du manque de revenus durant la guerre de Trente Ans. Par suite d’endettement de certains héritiers, chaque moitié de la terre de Berus est mise en vente. Une moitié vient au comte d’Aspremont-Linden et à sa nièce, l’autre moitié est acquise par le comte de Soetern. De nouvelles ventes de parts dans la seigneurie vont faire réagir le duc de Lorraine. Il en profite pour exercer son droit de retrait féodal et réunit en 1700 les deux parties à son domaine. La Lorraine voulait renforcer sa position dans le secteur où la France est désormais très présente avec la création de Sarrelouis en 1680. L’histoire de la seigneurie de Berus se confond désormais avec celle de la Lorraine et se dilue lentement mais sûrement dans l’Histoire.

À l’occasion de cette conférence, la Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied (SHAN) mettra en vente un fascicule de 250 pages sur les recherches de M. JM. Benoit au prix de 30 euros.

( 3 décembre, 2010 )

L’ECOLE DE SCHWERDORFF par Christiane et Remy Divo

 

L’ECOLE DE SCHWERDORFF

Trois siècles d’histoire

Christiane et Rémy DIVO

Les auteurs de cette étude, Christiane et Rémy DIVO, ont déjà présenté en 1994-95 trois brochures sur la paroisse de Schwerdorff que la SHAN a résumées en 2006 sous le titre « Schwerdorff, commune du bout de la France » en y intégrant des recherches de MM. BENOIT et MORHAIN.

Ce nouveau fascicule de 150 pages, agrémenté de photos, retrace la carrière parfois mouvementée des 107 enseignants ayant exercé dans le village depuis 1707. A cette époque, les maîtres étaient engagés à la fois par le curé et la communauté dont ils étaient totalement dépendants. Ils étaient considérés comme des manouvriers corvéables à merci.

La Révolution de 1789 désorganise complètement l’enseignement et il semble bien qu’aucun maître n’ait à nouveau exercé dans le village avant 1800.

Entre 1833 et 1870, les lois Guizot, Falloux, Duruy améliorent sensiblement l’enseignement et la condition des enseignants. Chaque commune est tenue de fournir un local pour recevoir les enfants. A Schwerdorff, l’instituteur enseignait dès avant la Révolution dans la « maison  Nillès » ou « Gadenhaus », démolie en 1941 par les Allemands. A partir de 1839, l’école est installée dans le château de Schwerdorff jusqu’en 1956, date de la construction de la nouvelle école.

En 1871, après l’annexion au IIe Reich, l’enseignement primaire devient obligatoire, ce qui n’est pas encore le cas en France. Les instituteurs doivent prêter serment à l’Empereur. Lors du retour à la France en 1918, tous les enseignants d’origine allemande sont expulsés et souvent remplacés par des maîtres venus « de l’intérieur » pour franciser la région. Les mosellans germanophones sont obligés de « s’exiler », des mois durant, dans les autres départements pour se familiariser avec la langue française.

Pendant l’annexion allemande de 1940 à 1945, les enfants du village, rentrés de la Vienne, apprennent l’hymne allemand et la « Spitzschrift » alors que ceux restés à Oyré entonnent « Maréchal, nous voilà ». De juillet 1944 à novembre 1945, tous les enfants du village profitent de très longues vacances dues à l’absence de maître.

Depuis cette date, 42 enseignants se sont succédé dans le village ; les auteurs les ont pratiquement tous contactés, à défaut leur famille. Tous leur ont fait part des problèmes rencontrés : leurs relations avec le maire et le curé, l’école géminée, le francique, la laïcité … Ils ont aussi dû s’adapter à de nombreuses réformes : suppression du certificat, création des collèges, regroupements intercommunaux, formation en UIFM, …

Le travail se termine par une rapide présentation de la carrière des 25 enseignants nés dans le village depuis 1741.

Les auteurs ont essayé de faire revivre les enseignants dans leur époque, confrontés aux problèmes spécifiques de notre région ballottée entre deux cultures. A chaque changement de régime, ces fonctionnaires sont souvent contraints de renier leurs convictions intimes ou leur culture propre pour adopter celle des vainqueurs. Certains ont subi des humiliations, connu l’exil, la prison, la radiation.

La brochure de 145 pages a été présentée par les auteurs avec le support de la Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied, le samedi 8 janvier 2011 à 15 heures dans la salle communale de Schwerdorff. Prix: 20 € en souscription jusqu’au 1er mars 2011.

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