( 21 avril, 2017 )

Monographie sur Bettange (57)

BETTANGE Eglise 1998 (4)La SHAN met à son programme l’édition d’une monographie communale sur la commune de Bettange (57) pour le printemps 2018.
Elle fait appel à tous les contributeurs qui accepteraient de participer à sa recherche par des documents, des témoignages ou des photographies concernant la vie du village, les maires, les curés, les instituteurs, l’évacuation, l’occupation ou la libération et peut-être aussi à Bettange certaines inondations ou tout autre sujet touchant l’histoire locale.
Merci d’avance à tous ceux qui participeront.

shanied2@orange.fr

La monographie de 74 pages est presque prête et elle sera publiée au début de l’année 2018 au cours d’une soirée au village avec le concours de la municipalité.

( 24 juillet, 2016 )

TETERCHEN Monographie communale

Le lieu a été habité depuis des temps immémoriaux et les preuves de cette occupation sont réparties sur plusieurs sites dont le principal est représenté par plusieurs tumuli néolithiques encore visibles. Bien que certains aient cité la présence d’un château féodal dans la côte du Bambusch, il n’y a pas de seigneur de Téterchen identifié et le village a toujours été partagé entre plusieurs seigneuries religieuses ou laïques rendant parfois la vie locale compliquée pour savoir qui avait certains droits et surtout qui devait participer à leur acquittement.
Dans les temps historiques, Téterchen a bénéficié de sa situation sur la grande route reliant Metz à Sarrelouis, deux villes françaises, et sa position en bas de la côte de Tromborn l’a rendu indispensable lorsqu’il fallait renforcer les attelages pour tirer les lourds chariots vers le plateau. Chaque avantage ayant son revers, cette position éminente causa aussi sa ruine lors du passage des armées de la guerre de Trente Ans et ses suites qui laissèrent le village réduit à quelques habitants.
Le temps des diligences et des chariots n’était pas encore complètement disparu lorsque Téterchen devint un centre ferroviaire important, carrefour des liaisons Thionville – Sarreguemines et Metz – Boulay – Téterchen avant l’entrée des voies ferrées dans les deux tunnels reliant la vallée de la Moselle au Warndt. L’ensemble de ces travaux relança l’activité du village en y amenant des ouvriers puis en offrant du travail à la main d’oeuvre locale.
Enfin autre atout de Téterchen: son couvent. De création très ancienne, ce fut d’abord un centre franciscain pratiquant les soins aux malades qui survécut jusqu’à la Révolution avec des hauts et des bas allant jusqu’à la cession à l’ordre cistercien avant la réhabilitation des franciscaines. Après la Révolution, c’est l’ordre des Prémontrés qui y installa un centre de formation pour ses religieux et redynamisa un pèlerinage dont l’importance était régionale. Victime du Kulturkampf bismarkien, la reprise fut anémique après la fin de l’Annexion et l’ancien couvent devint une maison de retraite. On y avait construit une chapelle dont l’ampleur faisait concurrence à l’église paroissiale et qui est actuellement propriété communale sans qu’on envisage pour elle un avenir qui la mettrait à l’abri des dégradations du temps

La SHAN et la municipalité de Téterchen ont organisé le 10 février 2017 à 20 h une soirée pour présenter un exposé sur l’histoire de la commune de Téterchen avec projections de photos anciennes. A cette occasion, la monographie racontant l’histoire de la commune de plus de 120 pages a été mise en vente au prix de 20€

( 29 mars, 2016 )

HISTOIRE DE REMERING

On trouve déjà des traces d’occupation humaine dès la période néolithique à la hauteur du stade mais aussi des restes gallo-romains sous forme de fondations. C’est aussi près du stade que l’on trouve les traces de Maceria, localité d’origine qui disparut à la guerre de Trente Ans.
Le village dépendait de la seigneurie lorraine de Bérus qui exerçait tous les droits de justice alors que les abbayes de Longeville-lès-Saint-Avold, et de Bouzonville y avaient des possessions comme la seigneurie de Boulay. Le village de Rémering devint français comme le reste de la Lorraine à la mort de Stanislas.
Parmi les faits marquants de l’histoire de la commune, on pourra citer l’épopée de la construction de l’église en 1810 qui agita le village en différentes factions pendant au moins une décade opposant le curé à l’entrepreneur ou au maire ou à l’instituteur. Pendant ces affrontements les paroissiens durent se contenter d’une grange pendant plusieurs années. Mais l’histoire paroissiale remonte à 1121 lorsque l’abbaye de St Martin de Glandières faisait valoir son droit de patronage sur une paroisse qui desservait aussi Merten et Villing. L’église St Gengoulf fut menacée de destruction lorsque les soldats allemands se considérèrent concernés par l’inscription « Tout pour la gloire de notre Dieu et la mort de nos ennemis ».
D’abord village-tas, Rémering est aujourd’hui un village en étoile par des constructions le long des routes d’accès mais des lotissements s’efforcent de combler les espaces vides.
L’activité de Rémering a été influencée par les houillères qui favorisèrent la profession de mineurs-paysans mais plus anciennement les habitants étaient vanniers, fabricant les célèbres corbeilles à pain, ou mineurs de fer grâce à une prospection locale de gisement en rognons dont la qualité était appréciée pour produire certaines fontes à Creutzwald.
La nouvelle monographie communale de 80 pages est disponible au prix de 20€ à la SHAN voir liste des publications

( 29 mars, 2016 )

HISTOIRE DE HESTROFF

L’histoire du village commence le long d’une voie romaine qui conduisait de Metz à Bouzonville jusqu’à Vaudrevange et Bérus. Hestroff entra ensuite dans le giron du duché de Lorraine et servit plusieurs fois de garantie aux créanciers du duc.
L’église a la particularité d’être, avec le cimetière et le presbytère, sur un tertre qui menaçait régulièrement de s’effondrer au cours des siècles mettant à jour des ossements chaque fois qu’une partie du mur de soutien s’écroulait A part cette colline paroissiale, la commune présente un remarquable Bildstock daté de 1635 sur le chemin d’Edling.
On connait les curés de Hestroff depuis 1580 et les instituteurs depuis 1689. Pendant la catastrophe de la guerre de Trente Ans, la population fut réduite à presque rien et à la fin des malheurs, le repeuplement fut en partie le fait de Tyroliens. Par contre un demi siècle plus tard, une émigration importante quitta Hestroff vers le Banat.
On étudiera aussi la démographie et les activités pratiquées par les habitants jouissant d’une certaine aisance grâce à leurs propriétés forestières. La Révolution laissa beaucoup de traces écrites qui ont pu être exploitées pour les réquisitions et l&a conscription liées à ces périodes troublées jusqu’à la fin de l’Empire.
Un passé plus récent mais douloureux avec les préparatifs et le déroulement de la seconde guerre mondiale, la ligne Maginot, l’évacuation et la libération ont également été envisagés
Cette histoire à été présentée au cours d’une soirée le jeudi 26 novembre 2015 à la salle de l’Ancien Lavoir de Hestroff par la SHAN et Hestroff-Amitiés.
Un fascicule de plus de 100 pages avec des illustrations a été publié à cette occasion. Il est en vente à la SHAN au prix de 20€ plus les frais d’envoi

( 1 mars, 2015 )

HISTOIRE DE GUERSTLING (57)

Comme dans chaque commune, l’histoire de Guertsling -Niedwelling comporte beaucoup de particularités qui peuvent être liées aux habitants mais aussi à la position géographique aux marges de la France.
Les armoiries communales rappellent que le village dépendait de la seigneurie lorraine de Bérus (3 lions argentés sur fond d’azur), qu’il était traversé par la Nied (une fasce ondée d’argent) et que la paroisse était sous la protection de St Maurice (la lance verticale).
La première mention écrite de Guerstling date de 1222 sous la forme de Gerslanden et l’orthographe actuelle apparaît vers 1600; l’étymologie pourrait ramener à un homme germanique appelé Gerso. Le site a été occupé depuis le paléolithique et le néolithique et une mosaïque gallo-romaine y a été découverte.
Les seigneurs de Guerstling étaient pour la haute justice le seigneur de Bérus au nom du duc de Lorraine alors que la justice foncière était partagée entre l’abbé de Bouzonville et les seigneurs de Freistroff et de Dalem et en 1725, le duc de Lorraine renonçait à son droit de retrait lignager en faveur du baron d’Eltz qui détenait en 1758, 30 arpents de bois et deux métairies, plus divers cens ainsi que le patronage de l’église.
La paroisse avait initialement son siège à Niedwelling ce qui fait penser à l’ancienneté de ce village; au XVIIe siècle, le siège paroissial était à Guerstling qui fut temporairement mère-église pour Heining et Rémeldorff alors qu’elle dépendit à certaines périodes de Ihn.
Une église existait déjà en 1698 mais rapidement l’évêché exigea d’importantes réparations tant et si bien qu’en 1735, on la disait neuve. Pourtant en 1835, elle fut entièrement reconstruite et en 1934, on inaugura des orgues à 14 jeux qui furent entièrement détruites par la guerre et il ne reste aujourd’hui qu’une belle rambarde à la tribune qui demeure vide.
Le presbytère ayant été vendu à la Révolution, la commune peina à retrouver un logement pour son curé.
La commune de Guerstling – Niedwelling fut autonome sauf de 1811 à 1815, période de son rattachement à Ihn. A partir de 1815, elle devint commune frontalière avec un poste de douane. La vie communale fut souvent conditionnée par les dégâts des eaux: celles de la Nied qui débordaient comme en 1824 où elles traversèrent presque tout le village et celles du ravin qui récoltait les eaux du devers dominant le village et qui y déversaient des terres et des rochers après chaque grande pluie.
Le village avait déjà un régent d’école au XVIIe siècle mais point de maison d’école; la commune eut des difficultés à résoudre ce problème aussi quand la loi demanda la séparation des filles et des garçons, elle opposa son veto par manque de moyens.

Niedwelling existait probablement avant Guertsling puisque la première paroisse portait ce nom et que les plaids annaux seigneuriaux s’y tenaient pour les deux villages. Bien qu’anciennement une famille de Vellingen soit citée, comme pour Guertsling, la seigneurie foncière dépendait de Freistroff alors que la haute justice lorraine était exercée par Bérus.

La SHAN et la municipalité de Guerstling ont organisé le vendredi 27 mars à 20 h. une soirée sur l’histoire de Guerstling avec projections de photos anciennes.
Mise en vente de la monographie communale 18 Euros Frais d’envoi: 7€

( 6 novembre, 2014 )

Histoire de MOMERSTROFF

L’histoire du village de Momerstroff est tout à fait particulière puisque comme Denting et Niedervisse en partie, cette commune n’a jamais été lorraine, ni messine, dépendant en fait du comté de Créhange directement rattaché à l’Empire romain-germanique. Cette particularité se traduisit par un oubli de l’histoire à la Révolution; en effet, l’assemblée nationale annexa le Comté de Créhange en citant ses divers constituants comme Denting mais ne cita jamais Momerstroff qui en droit n’a donc jamais été annexé à la France. Cette position servit d’ailleurs de base de défense pendant la Révolution à l’abbé CHAVANT, curé de son village natal, et fervent antirévolutionnaire; du haut de sa colline, il nargua les sans culottes de Boulay prétextant que les lois de la constitution civile du clergé ne s’appliquaient pas à lui puisqu’il était non pas dans un territoire annexé mais dans un territoire conquis ce qui lui permit de se faire libérer plusieurs fois après des arrestations et des emprisonnements juger illégaux par les juges français. On le considéra néanmoins comme un dangereux agitateur et il vécut une partie de la période révolutionnaire en prison.
Une autre singularité de Momerstroff est d’être une commune sans ressources, pas de forêt communale, pas de terrains à part quelques lopins de terre vite cédés. Il en résultait un cérémonial assez cocasse: chaque année, un conseil municipal extraordinaire, augmenté des dix plus gros contribuables, devait se réunir afin de trouver le moyen de subvenir aux dépenses ordinaires de la commune et le seul moyen utilisable était l’augmentation des centimes additionnels.
Enfin troisième particularité, la présence sur le ban de Momerstroff d’un gros propriétaire terrien: l’hospice Saint Nicolas de Metz qui avait été doté sous Napoléon des deux tiers du ban communal pour compenser les pertes de revenus liées aux nationalisations de la Révolution. Cet hospice avait commencé à louer ses terres à l’équivalent d’un amodiateur comme sous l’Ancien Régime et celui-ci relouait avec bénéfices à des cultivateurs locaux. Ceux-ci obtinrent par la suite que le conseil municipal devienne l’intermédiaire pour qu’une distribution plus juste associe l’ensemble des cultivateurs du ban.
Nous bénéficions aussi pour reconstituer l’histoire du village d’une Schulchronik qui nous montre les affres de la guerres et les conséquences de la proximité d’un terrain d’aviation voisin

La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied en association avec la municipalité a organisé une soirée conférence le vendredi 12 décembre 2014 à 20h à la salle des fêtes de Momerstroff pour présenter la monographie communale de 82 pages Prix de cession 20€ (+7€ de frais d’envoi)

( 8 janvier, 2014 )

VAUDRECHING Monographie

HISTOIRE DE LA COMMUNE DE VAUDRECHING

Vaudreching semble actuellement être un faubourg de Bouzonville mais il faut se souvenir qu’alors que Bouzonville n’existait pas ou n’était qu’un gué pour traverser la Nied, gardé par une maison forte, Vaudreching existait déjà et était la paroisse mère de tout le secteur et Bouzonville ne devint paroisse autonome qu’à la Révolution.
Malgré cette ancienneté, les trouvailles archéologiques ont été rares à Vaudreching. Par la suite dès le début de l’histoire écrite, le village fut donné à l’abbaye Sainte Croix à sa fondation et il ne quitta jamais le giron des bénédictins qui obtinrent rapidement la réunion de la paroisse à l’abbaye mais les ducs de Lorraine, descendants des fondateurs de l’abbaye gardèrent toujours précieusement la haute justice sur ce secteur par le biais de la châtellenie de Bérus et Vaudreching subit toutes les vicissitudes liées au partage de la seigneurie à la fin du XVIe siècle puis au rachat par le duc de Lorraine. Les Bénédictins étaient les collateurs et les décimateurs de Vaudreching, ils avaient en plus de nombreuses propriétés foncières sur son ban.
Comme dit plus haut la paroisse de Vaudreching fut une paroisse importante qui comptait en plus du village même, Bouzonville, Aidling, Schreckling, Benting, Brettnach et Alzing. Progressivement sa compétence se réduisit pour ne garder que la commune d’Alzing. La période de la grande paroisse avait permis un accord entre le curé et les religieux attribuant pour plus de simplicité au curé la totalité des revenus de Brettnach et rien ailleurs ; cela entraîna une complication inattendue lorsque Brettnach devint paroisse indépendante.
L’église de Vaudreching existait déjà en 1178 puisqu’elle était alors attribuée à l’abbaye. En 1726, elle était interdite et reconstruite de fond en comble en 1758 ; elle subit une nouvelle restauration importante en 1864 et l’autel en marbre date de 1910.
On ne peut passer sous silence la personnalité du curé Antoine VING qui subit l’épreuve de la Révolution. Né à Sarrelouis, il fut nommé curé de Vaudreching en 1763 et y resta jusqu’à sa mort en 1825. Il fut violemment anti-révolutionnaire et il émigra en 1791 et à son retour protesta contre la perte de la partie Bouzonville de sa paroisse, à la Restauration alors qu’il était envisagé de remettre tout dans l’état d’avant la révolution, il se présenta à nouveau comme le curé de Vaudreching et de Bouzonville.
L’ancien presbytère de Vaudreching est actuellement devenu la mairie.
La commune de Vaudreching eut à régler le lourd problème de la division de la « forêt indivise » qui existait entre les communes de Vaudreching et d’Alzing, cela mit des années à être réglé. Cette situation de deux communes pour une seule paroisse envenima aussi les relations lorsque Vaudreching souhaita récupérer une partie des dépendances du presbytère pour y aménager son école.
Pour clore notre étude, nous avons retrouvé des témoignages sur l’évacuation en 1939 et sur la libération en 1945.
Ce travail n’est pas complet et beaucoup d’autres renseignements peuvent venir l’étoffer mais la centaine de pages qui composent la monographie communale pourra servir de complément au lecteur et sera une base pour qui voudra poursuivre cette recherche.

Une Soirée conférence avec projection de cartes et de photos en association avec la municipalité a eu lieu le vendredi 24 janvier 2014 à 19h30.
A cette occasion, une monographie communale sur Vaudreching est disponible au prix de 20€ (+7€ de frais d’envoi)

( 19 décembre, 2012 )

HISTOIRE DE VOLMERANGE LES BOULAY (Résumé)

HISTOIRE DE VOLMERANGE LES BOULAY (Résumé) dans Monographies communales volmerange-eglise-boulangerie-hesse-1911-coll.t.laurent

L’existence du village de Volmerange est attestée à partir de 1147 sous la forme de Wolmeringa et au Moyen Age on connait une famille noble de Volmerange dont la commune a repris les armoiries après la Seconde Guerre Mondiale. Mais le site a été occupé bien avant cette date puisque les archéologues y ont trouvé les restes d’un habitat pouvant remonter à l’âge du fer, période du Halstatt (-700 à -450 avant J.C.). Les testes d’un villa gallo-romaine importante ont également été localisés vers Helstroff au lieu dit Bus.
Depuis 1150 jusqu’au XIVe siècle, on cite des seigneurs de Volmerange ayant des biens à Nomeny. Au début les sires de Volmerange se mirent souvent au service de la ville de Metz, ce qui n’empêchait pas les Messins, venus sans succès faire le siège de Boulay, de piller le village sur le chemin du retour. Suite à diverses cessions, Volmerange se trouva partagé entre l’évêque de Metz, le comte de Luxembourg et le duc de Lorraine. Ensuite, la seigneurie fut acquise par le seigneur de Boulay et revint à nouveau dans le giron de la Lorraine lorsque Boulay devint ducal. En 1580, le pied terrier de la seigneurie de Boulay définissait que le duc était souverain sur ses sujets et ceux des Haraucourt et qu’il avait les justice seulement sur la moitié du village contre les seigneurs de Mollin.
Il y avait un château depuis le XIIe siècle et au XVIIIe on parlait du vieux château ce qui laissait à penser qu’il y en avait un autre. Ces deux châteaux se trouvaient probablement l’un dans la prairie d’Iswinkel et l’autre sur l’autre rive de la Nied en face du premier.
Initialement la paroisse de Volmerange était une annexe de celle de Condé-Northen et le XVIIe et XVIIIe siècle furent des temps de rudes combats pour obtenir le détachemnt de l’église mère sous prétexte d’éloignement, de chemins avec des ruisseaux infranchissables mais aussi de différence de langue. Ils obtinrent enfin gain de cause en 1750 et même devinrent église-mère de Helstroff de 1808 à 1844.
Une chapelle St Jacques sur la côte du même nom, une chapelle Ste Marguerite prés du village disparu de Bengen complétaient la chapelle du village. L’église a été construite en 1730 et restaurée en 1774 mais sa situation causait problème parce qu’une maison voisine ne laissait qu’un passage d’un mètre pour entrer et sortir de l’édifice; la commune put l’acheter et la détruire pour dégager l’église et doter le village d’une place. En 1899, on installa des orgues Dalstein-Haerpfer.
Un des premiers curés de Volmerange, François HILGERT supporta vaillamment la révolution: prêtre réfractaire, il fut arrêté et transféré aux pontons de Rochefort jusqu’en 1795. Relâché, il reprit son ministère clandestin et fut à nouveau arrêté jusqu’à l’an VIII; il reprit sa paroisse en 1802.
Au XVIIIe siècle, on notait une petite communauté juive.
Le village de Volmerange se targue encore actuellement d’être le premier village francique. Pour J.M. BLANC, cela serait du à un don de l’empereur Henri II à l’évêque de Metz d’un domaine qui avait pour limite la Nied Allemande de Créhange à Condé. Les premières traces de l’enseignement remonte à 1620 et la maison d’école fut un problème récurrent comme dans beaucoup de communes voisines et ce ne fut qu’au XIXe que la maison d’école fut construite. La Schulchronik du village a été retrouvée; il s’agit d’un chronique de la vie de l’école et du village que tout enseignant allemand était tenu de rédiger. On y raconte aussi la guerre avec la joie des victoires et le silence des défaites, avec les réquisitions de plus en plus lourdes et enfin le découragement.
La population de Volmerange avant 1802 est mal connue mais depuis cette date des recensements réguliers décomptent en 1836, 496 habitants et ensuite une lente érosion allant jusqu’à 204 en 1954 et même 197 en 1975 et enfin on peut remarquer la vigoureuse remontée à 547 en 2008. En 1936, les professions étaient très variées mais on peut noter la présence de 17 tisserands, 8 cordonniers, 9 couturières et 23 vignerons.
Un pied terrier fut établi en 1688 pour rétablir l’ordre après la guerre de Trente Ans. Frontière linguistique oblige, les noms de lieux se réfèrent indifféremment au français et au platt. L’entretien des chemins semble avoir été une préoccupation importante des responsables à Volmerange d’autant plus qu’il n’y avait pas de carrières sur place et qu’il fallait aller « arracher » les pierres à Macker et que d’autres communes faisaient de même et empruntaient les chemins de la commune. Celle-ci devait aussi se préoccuper du pont sur la Nied.
Il y avait deux moulins à Volmerange le premier sur le ruisseau de Macker et le second sur la Nied ou plutôt sur sur un canal de dérivation ce qui entraîna plusieurs années de litiges entre les meuniers et la commune. L’exploitation cesse vers 1900.
L’annexe de Bengen se trouvait entre Volmerange, Brecklange et Pétrange et elle appartenait pour une grande part à l’abbaye de Villers-Bettnach. Ce hameau fut détruit par un incendie en 1778 et à la révolution, il n’y restait que la chapelle Ste Marguerite.
e sobriquet donné par les voisins aux habitants de Volmerange était « Niedschwin ». Il semble bien que cela ne se rapportait pas à leur malpropreté mais à leur tendance à lésiner dans les affaires pourtant pendant longtemps, l’état du village permettait les deux acceptions. Depuis quelques décennies, Volmerange est devenu un village agréable et fleuri avec beaucoup d’activités et c’est peut-être une des raisons de son essor démographique exceptionnel.

La SHAN a consacré sa 32ème monographie à la commune de Volmerange (100 pages 20€ + 7€ de frais d’envoi à adresser par chèque à l’ordre de la SHAN ) Adresse de commande: M. A. MORHAIN 38 rue Mangin 57000 METZ

( 12 décembre, 2011 )

HISTOIRE DE HEINING LES BOUZONVILLE (57)


 

            La commune de Heining les Bouzonville est constituée de trois entités : Heining, Leiding et Schreckling. Ces trois villages faisaient partie de la paroisse de Leidingen qui est actuellement séparé de Leiding par une rue frontalière.

Les armoiries communales sont les armes de Jeanne d’Arc, patronne de l’église construite en 1938, lorsque le régime hitlérien décida d’interdire aux paroissiens français de fréquenter l’église de Leidingen qui avait toujours été la leur comme le cimetière et même pendant des lustres l’école. Les armes de Heining ont remplacé les fleurs de lys de Jeanne d’Arc par les lions de Bérus dont dépendait le village.

Dés le Xe siècle, on citait Heining sous la forme de Hunniga , mais le site a été habité depuis la nuit des temps puisqu’on a trouvé sur le ban communal beaucoup d’outils préhistoriques (paléolithique) ou gallo-romains et que deux tumuli ont été localisés.

Heining fut donné par Judith de Lorraine à l’abbaye St Maximin de Trèves mais dés 1234,  l’abbaye Ste Croix en fit l’acquisition et s’implanta durablement sous la haute justice de la châtellenie lorraine de Bérus ce qui ne manqua pas de provoquer des heurts de compétence entre Bouzonville et Bérus.

Heining malgré les décisions épiscopales refusa toujours d’être annexe de Guerstling pour des raisons de proximité et aussi d’intérêts financiers puisque les 3/10 de l’église de Leidingen lui appartenaient. Ce ne fut qu’en 1937 que Heining fut érigé e paroisse autonome. La chapelle a été construite en 1946. L’imbrication paroissiale avait occasionné la possession par Leidingen et Ihn de forêts et de terres  sur le territoire de Heining. Les tensions de la période de l’entre deux guerres se traduisit sur le plan local pour définir les droits des Allemands en France tant pour l’exploitation que pour les droits de chasse.

C’est cette période de frictions internationales qui obligea les Français à construire, à Leiding, en 1938, une église pour la commune de Heining. L’Etat et le département prirent en charge le plus gros de la dépense de l’église et du presbytère ; une cloche fut même offerte par le gouvernement Daladier.

Le village de Schreckling se trouve aux confins du ban communal ce qui encouragea ses habitants à se rapprocher de Voelfling pour l’école et de Château-Rouge ou Viling pour le service paroissial.

La chapelle St Vincent a été érigée en 1732 par les meuniers du lieu comme en fait foi l’inscription figurant sur le linteau de la porte d’entrée. La légende locale voudrait que Stanislas Leczinski aurait participé au financement de la chapelle. Le calvaire en face de l’entrée est probablement un calvaire d’épidémie mais il est plus probable qu’il ait été de la même origine que la chapelle si on en croit les quelques mots déchiffrables sur le socle.

L’histoire de la commune de Heining doit une grande partie de son histoire récente à sa position frontalière depuis 1815.

 

La SHAN (Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied) a publié la monographie communale N°30 sur la commune de Heining (67 pages A4) vendue au prix de 18€. Commande accompagnée d’un chèque à l’ordre de la SHAN à adresser à MORHAIN André 38 rue Mangin 57000 METZ

 

 

 

( 15 novembre, 2011 )

HISTOIRE DE HAM SOUS VARSBERG

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HISTOIRE DE HAM SOUS VARSBERG

 

 

 

            La commune de Ham sous Varsberg a une histoire très ancienne et bien que la forêt du Warndt couvre l’ensemble de son territoire, des traces d’implantation préhistorique ont été mises à jour. La première mention du village est datée de 1181 sous la forme de HAMS qui pourrait venir de l’ancien allemand Heim (une terre basse). Le village et la cour de Ham ont depuis des temps immémoriaux dépendu du château de Varsberg, construit en 1262 par le duc de Lorraine pour consolider son pouvoir en face du château de l’évêque de Metz à Varsberg sur le Geisberg. Au XVIIe siècle, apparurent les barons de Varsberg dont la lignée se perpétue encore de nos jours en Autriche. Au milieu du XIXe siècle, un baron de Warsberg était le chambellan de l’impératrice Sissi.

En 1433, les deux châteaux dits de Varsberg furent détruits parce qu’ils  étaient devenus le repaire de chevaliers-brigands (Raubritter) et seul le château ducal fut reconstruit. Il fut a nouveau très endommagé pendantla Révolution : il ne restait qu’une des quatre tours et une autre, démolie à moitié.

La paroisse est également très ancienne puisqu’on citait déjà un curé de Ham en 1360. L’église était une église grange, consacrée déjà en 1720 à St Lambert. Elle fut entièrement reconstruite en 1878 et le clocher date 1908. Elle possède un orgue qui fut initialement l’œuvre du facteur Verschneider puis de nombreuses modifications firent évoluer l’instrument. Le village présente aussi une chapelle  érigée en 1663.

Parmi les curés, il convient de rappeler François CAVELIUS, curé juste aprèsla Révolution, qui, avec sa sœur, donna à la commune et à la fabrique le bâtiment qui sert encore de presbytère et une annexe pour en faire une école de filles.

Autre personnalité parmi les curés, l’abbé Valentin JAGER qui mourut au village en 1849. Il était originaire de Guerting et sa famille envisagea de l’inhumer dans ce village ; les paroissiens de Ham allèrent en cortège récupérer le corps du curé pour l’inhumer dans leur cimetière comme preuve d’affection.

 

La commune de Ham a eu plusieurs écoles tant pour les filles que les garçons dans divers lieux à travers le village. Elle est pourvue actuellement d’une école maternelle, d’écoles primaires et d’un collège.

La population de Ham  était d’environ 80 personnes en 1585 mais en 1664, il ne reste que 14 familles (environ 60 personnes) mais en 1707, ils étaient 172. Au XIX et XXe siècle, la population passe progressivement de 467 en 1802 à prés de 3.000 en 2008.

Bien que le terrain du ban de Ham soit sableux ou marécageux, donc pauvre, la principale activité historique a été l’agriculture. Il y eut bien un peu d’exploitation de tourbières mais le vrai développement résulta de l’activité houillère voisine à Creutzwald. Le ban était très cultivé jusqu’à la concurrence de la mine et par la suite on reboisa une bonne partie du ban.

Bien qu’il y ait un moulin à Ham, les habitants étaient tenus sous l’Ancien Régime d’utiliser le moulin banal de Diesen.

En 1939, la population fut évacuée à la déclaration de guerre vers Lussac-les-Châteaux et Sillars en région Poitou-Charentes. Les mineurs de leur coté partirent pour Noyelles-Godeaux dans le Nord. La libération par l’armée américaine eut lieu le 27 novembre 1944 mais les Allemands avaient fait sauter le pont dela Bistenen partant, détruisant du même coup toutes les vitres dont celles de l’église.

Il semble que la société des Houillères en installant la cité Maroc sur le territoire de Creutzwald, à la fin de l’Annexion, empiéta sans vergogne sur le ban de Ham. Cette cité appelée Canada fut longtemps un corps étranger pour le village qui développa une hostilité envers ce quartier peuplé en majorité d’étrangers. Aprèsla Seconde GuerreMondiale, une nouvelle vague d’émigrés s’installa dans des baraques de chaque coté de la route de Creutzwald. Progressivement ce différent s’atténua, d’autant plus que le tissu urbain reliait les deux parties pour qu’elles ne fassent plus qu’une agglomération. Il reste pourtant une particularité puisque la ville de Ham doit être une des rares localités qui ait en son ban une rue à son nom.

 

La SHAN a réalisé une monographie communale de Ham sous Varsberg de 96 pages qui est disponible sur commande à la SHAN Château St Sixte 57320 Freistroff  (20€ + 6,90€ de frais d’envoi par chèque à l’ordre de la SHAN)  

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