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( 8 décembre, 2020 )

FREISTROFF: le Château et les Seigneurs

Membres de la SHAN, Jean Michel BENOIT et Bernard SEMIN ont coécrit un ouvrage sur ce sujet sous trois angles différents: l’histoire des seigneurs de Freistroff, un inventaire des dépendances de cette seigneurie dans 69 localités et une visite guidée du château.
L’histoire des seigneurs débute en 1130 et celle du château en 1301. D’abord maison forte, le château évolue à partir du XVIe siècle vers une résidence seigneuriale dans laquelle les trois coseigneurs se stimulent pour enrichir les façades donnant sur la cour. Par la suite une famille originaire de la basse vallée de la Moselle, les d’ELTZ devint l’unique propriétaire du château et de la seigneurie. Puis vint la Révolution et le château ainsi que les biens furent vendus mais rachetés par des fidèles des anciens seigneurs.
Progressivement le château devint une ferme puis en 1986, il est racheté par la famille GEHL qui réalise son sauvetage.

Toute cette histoire fait l’objet d’un ouvrage A4 de 324 pages avec des illustrations dont certaines en couleurs et il est disponible à la vente à la permanence de la SHAN Hôtel Communautaire 29A Rue de Sarrelouis à 57220-BOULAY (ancien tribunal) au prix de 30€ + 6€ de frais d’envoi par chèque à l’ordre de la SHAN.

( 3 décembre, 2020 )

L’ECOLE DE SCHWERDORFF par Christiane et Remy Divo

 

L’ECOLE DE SCHWERDORFF

Trois siècles d’histoire

Christiane et Rémy DIVO

Les auteurs de cette étude, Christiane et Rémy DIVO, ont déjà présenté en 1994-95 trois brochures sur la paroisse de Schwerdorff que la SHAN a résumées en 2006 sous le titre « Schwerdorff, commune du bout de la France » en y intégrant des recherches de MM. BENOIT et MORHAIN.

Ce nouveau fascicule de 150 pages, agrémenté de photos, retrace la carrière parfois mouvementée des 107 enseignants ayant exercé dans le village depuis 1707. A cette époque, les maîtres étaient engagés à la fois par le curé et la communauté dont ils étaient totalement dépendants. Ils étaient considérés comme des manouvriers corvéables à merci.

La Révolution de 1789 désorganise complètement l’enseignement et il semble bien qu’aucun maître n’ait à nouveau exercé dans le village avant 1800.

Entre 1833 et 1870, les lois Guizot, Falloux, Duruy améliorent sensiblement l’enseignement et la condition des enseignants. Chaque commune est tenue de fournir un local pour recevoir les enfants. A Schwerdorff, l’instituteur enseignait dès avant la Révolution dans la « maison  Nillès » ou « Gadenhaus », démolie en 1941 par les Allemands. A partir de 1839, l’école est installée dans le château de Schwerdorff jusqu’en 1956, date de la construction de la nouvelle école.

En 1871, après l’annexion au IIe Reich, l’enseignement primaire devient obligatoire, ce qui n’est pas encore le cas en France. Les instituteurs doivent prêter serment à l’Empereur. Lors du retour à la France en 1918, tous les enseignants d’origine allemande sont expulsés et souvent remplacés par des maîtres venus « de l’intérieur » pour franciser la région. Les mosellans germanophones sont obligés de « s’exiler », des mois durant, dans les autres départements pour se familiariser avec la langue française.

Pendant l’annexion allemande de 1940 à 1945, les enfants du village, rentrés de la Vienne, apprennent l’hymne allemand et la « Spitzschrift » alors que ceux restés à Oyré entonnent « Maréchal, nous voilà ». De juillet 1944 à novembre 1945, tous les enfants du village profitent de très longues vacances dues à l’absence de maître.

Depuis cette date, 42 enseignants se sont succédé dans le village ; les auteurs les ont pratiquement tous contactés, à défaut leur famille. Tous leur ont fait part des problèmes rencontrés : leurs relations avec le maire et le curé, l’école géminée, le francique, la laïcité … Ils ont aussi dû s’adapter à de nombreuses réformes : suppression du certificat, création des collèges, regroupements intercommunaux, formation en UIFM, …

Le travail se termine par une rapide présentation de la carrière des 25 enseignants nés dans le village depuis 1741.

Les auteurs ont essayé de faire revivre les enseignants dans leur époque, confrontés aux problèmes spécifiques de notre région ballottée entre deux cultures. A chaque changement de régime, ces fonctionnaires sont souvent contraints de renier leurs convictions intimes ou leur culture propre pour adopter celle des vainqueurs. Certains ont subi des humiliations, connu l’exil, la prison, la radiation.

La brochure de 145 pages a été présentée par les auteurs avec le support de la Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied, le samedi 8 janvier 2011 à 15 heures dans la salle communale de Schwerdorff. Prix: 20 € +.6€ frais d’envoi par chèque à l’ordre de la SHAN Hôtel Communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY

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