• Accueil
  • > Archives pour octobre 2020
( 30 octobre, 2020 )

HISTOIRE DE HOLLING

hollingviergelenfantcouronneboisxviii.jpg

Vierge à l’enfant en bois du XVIIIe

HOLLING

Sous l’Ancien Régime et un peu plus tard

On pense que les peuplades antiques colonisèrent en priorité les hauteurs et que Holling dans la vallée ne fut occupée qu’à la période franque.

L’histoire de Holling a été un long combat pour devenir autonome. La première mention écrite du village date de 1196 sous la forme Hulingen. Holling faisait partie du duché de Lorraine et le duc avait délégué la haute justice aux seigneurs de Freistroff et Château-Rouge, à la dame de Bérus et aux comtes de Nassau-Sarrebruck. La seigneurie foncière était très divisée : il y avait le ban St Pierre dépendant de l’abbaye de Mettlach qui exerçait ses droits à travers Valmunster, le ban Notre Dame sous la juridiction de l’abbaye de Freistroff, le ban de Ste Croix lié à l’abbaye de Bouzonville qui avait choisi un voué pour défendre ses biens en la personne du seigneur de Dalem qui de ce fait avait aussi une partie du territoire. A cela s’ajoutaient des propriétaires indépendants comme l’abbaye de Mouzon qui avait été dotée en 971 d’une partie de Brettnach qui débordait un peu sur Holling. Ces droits étaient exercés par le prieuré de Rozérieulles et furent transmis ensuite au séminaire Ste Anne de Metz. La communauté de Holling avait aussi une partie du territoire.

Si on se rappelle qu’à cette époque, le maire ne représentait pas les habitants mais son seigneur et qu’il y avait à Holling au moins quatre maires défendant des intérêts divergents on se rend compte de la complexité de la vie communale.

Dans ce contexte difficile, la haute justice de l’abbaye de Mettlach était inféodée aux comtes de Nassau-Sarrebruck par les ducs de Lorraine. Le comte Jean IV avait trois fils dont un bâtard. Avant sa mort, il attribua à ses deux fils respectivement la seigneurie de Holling et celle de Bénestroff et légitima le troisième qui poursuivait des études à Pont à Mousson. Lorsque ses deux frères moururent, il réclama en particulier Holling. Après une longue épopée juridique, Jacques Paviot, gendre du bâtard de Nassau, soutenu par le duc de Lorraine, obtint la haute justice sur Holling et Rémelfang. Il fit construire à Holling une maison seigneuriale qui existe encore.

Les derniers seigneurs de Holling furent les comtes de Ligniville puis de Landreville.

Après avoir obtenu une autonomie civile grâce aux prétentions du fils naturel de Nassau, Holling voulut devenir indépendant sur le plan religieux. En effet, Holling faisait partie de la paroisse de Valmunster avec Eblange, Rémelfang et Velving. Cette libération passa par plusieurs étapes, Holling commença par se voir accorder un vicaire pour desservir Holling et Rémelfang, par la suite ce vicaire devint résident et enfin Holling devint paroisse indépendante mais seulement après la Révolution.

Avant de pouvoir être paroisse, les habitants durent construire une église en 1762 pour 2810 livres.

La situation géographique de Holling dans une plaine inondable le rendait dépendant du chemin qui est devenu la départementale et qui permettait seul aux habitants d’être reliés à l’extérieur. Elle fut l’objet de leurs préoccupations et en 1832, Bouvier du Molart écrivait que les notabilités du département se désintéressaient du secteur parce qu’il n’était pas représenté au Conseil Général bien qu’il soit un des plus productifs.

L’étude de la toponymie des lieux dits montre une solide tradition francique puisqu’aucun nom n’est de consonance française ; la population post-révolutionnaire oscilla entre 480 habitants pour 1836 et 210 en 1954. La remontée est actuellement amorcée. L’érudition généalogique de M. Alfred Louis a permis une étude approfondie des patronymes, des métiers, des surnoms depuis le XVIe siècle.

Les idées de la Révolution furent accueillies avec intérêt à Holling jusqu’à ce qu’elle s’attaque à son vicaire qu’elle avait eu tant de mal à obtenir. La mort du roi fut mal ressentie et lorsque la levée en masse lui demanda d’envoyer quatre volontaires, personne ne se présenta ; il fallut tirer au sort. Par la suite, les réquisitions en argent, en vivres et en transports rencontrèrent une mauvaise volonté manifeste.

Le Second Empire fut une période de prospérité, la première guerre mondiale se passa assez loin mais lui permit de regagner le giron de la France tout en gardant la mentalité méfiante envers l’avenir d’une localité proche de la frontière.

La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied (SHAN) Hôtel Communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY a édité une nouvelle version de la monographie communale de Holling de 106 pages A4 mis en vente 20 € + 6€ de frais d’envoi à régler par chèque à l’ordre de la SHAN .

 

( 12 octobre, 2020 )

LA SCHULCHRONIK DE MEGANGE 1883-1918

LA SCHULCHRONIK DE MEGANGE 1883-1918 dans Recherches megange0721-217x300

La SHAN vient de publier la Schulchronik de la commune de Mégange qui se trouvait aux archives départementales de la Moselle. M. Gabriel BECKER a bien voulu la traduire et la commenter. Les instituteurs allemands étaient obligés de tenir un registre dans lequel ils rapportaient la vie de l’école et du village. La période couverte par cette chronique concerne les années 1883 jusqu’en 1918 et nous permet de suivre les petits évènements et la vie quotidienne, les études des enfants, les accidents climatiques et leurs conséquences sur la vie paysanne puis ensuite l’impact de la guerre sur un petit village isolé: la mobilisation, les réquisitions, les victoires célébrées, les défaites passées sous silence et aussi les victimes.
On trouve aussi l’illustration de l’influence dictatoriale d’un instituteur étranger au village et qui représente l’Administration et la connaissance pour une population peu instruite.

Le fascicule de 69 pages A4 avec des illustrations est vendu par la SHAN 18€ (plus 6€ de frais d’envoi) à payer à la commande par chèque à l’ordre de la SHAN Hôtel Communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY.

( 7 octobre, 2020 )

HISTOIRE DE PIBLANGE (57)

La commune de Piblange est composée de plusieurs entités: le village de Piblange, Drogny qui est la paroisse, Bockange et son camp militaire, le lieudit du Streiffel et depuis 1973, St Bernard. Dans ce secteur les abbayes de Villers-Bettnach et de Bouzonville ont toujours été en concurrence et les seigneurs laïcs n’ont eu d’influence notoire qu’à Bockange avec le débordement des seigneurs de Burtoncourt.
A Piblange, on peut citer l’activité agricole et une certaine reconnaissance de son vin. Drogny est une des plus anciennes paroisses du secteur et détenait donc l’école et le cimetière. Quant à Bockange, il a du son importance à l’implantation de la caserne de sûreté de la Ligne Maginot en face de l’entrée de l’important fort d’Anzeling. Pour St Bernard, fondation de 1629, sur des terres de l’abbaye cistercienne de Villers-Bettnach avec l’accord du duc de Lorraine, le village vécut son indépendance jusqu’en 1973 alors que la paroisse était nomade, rattachée une fois à Villers-Bettnach, puis à Aboncourt et enfin à Piblange.

La SHAN (Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied Hôtel Communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY) et la municipalité de Piblange ont édité une monographie communale comptant 113 pages à l’occasion d’une soirée de présentation le vendredi 16 novembre 2018 à 20h
Le fascicule sur l’histoire de la commune est disponible pour les amateurs au prix de 20€ + 6€ de frais d’envoi à régler par chèque à l’ordre de la SHAN.
.

( 6 octobre, 2020 )

BISTEN EN LORRAINE Histoire locale résumée

Le nom de Bisten est entièrement lié à la géographie; Bisten de « bist » rapide s’applique au ruisseau qui traverse le village pour aller vers Creutzwald, quant à la finale « en Lorraine », elle replaça le « Im Loch » (dans le trou) que les Allemands avaient déjà converti en « im Lothringen ».
Malgré l’isolement des lieux, on a trouvé sur place des traces d’occupation préhistorique et gallo-romaine. Dans le village se trouvait la grange aux dîmes de l’abbaye St Nabor qui détenait aussi la seigneurie de Boucheporn dont dépendait Bisten au niveau de la communauté et de la paroisse.
Le village au fond de sa vallée était pauvre et ne disposait que d’une chapelle jusqu’à ce qu’une donatrice finance l’édification de l’église de l’Immaculée Conception. Il y a aussi au-dessus du village, une chapelle dite Maria Hilf qui a été rénovée en 1854. Sur le chemin qui monte à cette chapelle, les habitants ont construit une réplique de la grotte de Lourdes en 1994.
Le développement du village a été contraint par l’étroitesse de la vallée qui s’ouvre sur le Warndt où les habitants ont trouvé du travail. Bien que l’école soit en général liée à la paroisse, Bisten avait un régent connu dès 1756. Le problème était de lui fournir une résidence correcte.
La population du village a dépassé les 400 vers le milieu du XIXe siècle mais elle est retombée au dessous de 300.
Bisten a la particularité de partager une forêt indivise anciennement paroissiale avec Boucheporn, Obervisse et Niedervisse, association qui a survécu à la Révolution.
Le ruisseau lui a permis d’avoir depuis toujours un moulin à farine qui était banal pour les habitants de Boucheporn. On peut citer dans les activités particulières du village, le tissage de la soie au XIXe.
La géographie particulière de la région et la proximité de la frontière ont fait implanter sur les collines dominant le village des ouvrages de la ligne Maginot qui ne combattirent pas.

La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied (SHAN) Hôtel communautaire 29a rue de Sarrelouis 57220-BOULAY a réalisé une monographie communale sur Bisten de 55 pages A4. Elle est cessible à ceux qui seraient intéressés contre un chèque à l’ordre de la SHAN de 15€ plus 5€ de frais d’envoi.

( 6 octobre, 2020 )

RESUME DE L’HISTOIRE DE GUERTING

001.jpg

RESUME DE L’HISTOIRE DE LA COMMUNE DE GUERTING

La première mention écrite de Guerting remonte à 1186 sous la forme de Gerdingen, nom qui ne dérive pas de
Garten mais du nom d’un germain pouvant s’appeler Gerto. De nombreuses trouvailles gallo-romaines mettent en évidence l’occupation des lieux dès cette époque aux confins de la forêt du Warndt.

Guerting était une seigneurie lorraine laissée en fief au comte de Sarrebruck. Le comte de Sarrebruck étant mort sans héritier Guerting redevint lorrain et fut rattaché au nouveau château de Varsberg dès 1303. En 1580, le pied terrier de Boulay rapportait que l’ensemble des droits sur Guerting était au seigneur de Schwarzenberg, seigneur de Varsberg. En 1733, les habitants de Guerting dépendaient toujours de Varsberg et ils furent condamnés aux corvées pour réparer le château. Mais depuis le XVe siècle, les seigneurs de Warsberg étaient partis vivre à Freistroff laissant l’administration à un bailli.

Au niveau de la paroisse diverses abbayes avaient des droits à Guerting mais c’était les bénédictins de Bouzonville qui avaient le plus d’importance. Comme faisant partie initialement de la seigneurie de Falck, la paroisse de Guerting resta liée à celle de Falck avec la particularité d’être une annexe mais d’héberger le curé qui trouvait là un presbytère confortable, qui percevait plus de dîmes qu’à Falck et qui remplissant souvent la fonction de secrétaire du seigneur était plus proche du château. Cela se passa bien jusqu’au XVIIIe, date d’un long conflit pour l’entretien de l’église paroissiale qui se trouvait à Falck. Après la guerre de Trente Ans, la chapelle était en ruine mais fut rapidement restaurée pour éviter d’être obligé d’aller à la messe à Falck. Après diverses remises en état, l’église actuelle date de 1843 et le premier orgue fut installé en 1898. Comme dit plus haut les curés de Falck habitaient Guerting  jusqu’après la révolution lorsque Guerting devint paroisse. Le cimetière posa un gros problème lorsqu’il fallut y enterrer le garde forestier qui était protestant. Le curé et toute la population s’opposa à cette inhumation et la justice s’en mêla et condamna sévèrement les récalcitrants dont le maire.

La fin de la guerre de Trente ans laissait Guerting avec trois habitants en 1661, des émigrés vinrent repeupler le village alors qu’en 1619, il y avait plus de 20 familles. En 1802, on comptait 284 habitants alors que la population actuelle approche le millier. Les guerres successives firent des victimes dans le village en particulier 13 au cours de la première guerre mondiale et  16 au cours de la seconde sans compter les déportés.

L’école n’est visible qu’à partir du XVIIIe siècle, avant personne ne savait signer mais en 1755, on constate que sur 45 pétionnaires, 16 signent. Pourtant en 1752, il n’y avait pas encore d’école et par la suite la maison d’école était très inadaptée, appuyée contre la colline au 101 de la rue Principale. Après de multiples menaces de fermeture de l’école  une nouvelle école
s’établit  en face de l’actuelle mairie en 1921 jusqu’à la construction du nouveau groupe scolaire en 1954.

Guerting est installé dans la forêt de la Houve dont les habitants dépendaient pour leur bois, pour leur pâturage et leur protection des bandes d’écorcheurs. La commune était usagère en indivision avec les autres communes limitrophes mais en 1859, l’administration décida de contingenter ce droit et Guerting se vit limiter à 48 hectares. Mais elle avait aussi une forêt communale de 18 hectares.

Guerting a toujours donné une grande importance à ses cafés qui étaient parfois aussi des commerces alimentaires. A la fin du XIXe siècle, deux clans s’opposèrent : le maire, l’instituteur, le curé et leurs soutiens qui se virent appelés les justes
tandis que les autres devenaient les pêcheurs. La zizanie perdura longtemps et chaque camp avait ses bases dans des cafés distincts.

L’essor du village fut lié à l’installation à proximité des mines de charbon à partir de 1856, les petits paysans devinrent mineurs-paysans pour 90%  des hommes en âge de travailler après la seconde guerre mondiale. En plus de l’apport économique cela permit aux habitants d’avoir du temps libre  permettant la création de nombreuses associations qui animent le village.

La commune de Guerting en plus du village est dotée de deux écarts qui sont les fermes de St Nicolas et de St Jules..

La SHAN (Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied) Hôtel communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY met cette monographie de 115 pages à la disposition des amateurs contre un chèque à l’ordre de la SHAN de 20€ +6€ pour frais d’envoi.

( 6 octobre, 2020 )

Histoire d’Alzing (57) Résumé

On trouve des traces écrites d’Alzing assez tardivement puisque ce nom n’apparaît dans les archives qu’en 1594 sous le libellé Axselingen pourtant son territoire a été occupé dès la préhistoire puisqu’on y a localisé des tumuli et diverses implantations gallo-romaines.
Les armoiries communales modernes rappellent que le village dépendait de Bérus pour la haute justice et de l’abbaye Sainte Croix pour la seigneurie en omettant la présence des Chartreux de Rettel qui détenaient Elig.
L’histoire de la commune d’Alzing ressembla beaucoup à la vie des cadets de famille qui devaient se battre pour asseoir leur situation. En effet, Alzing ne fut au début ni commune, ni paroisse et dut se contenter de droits d’usage dans la forêt indivise avec Vaudreching.
Ce ne fut que la Révolution qui lui accorda le titre de commune indépendante de Vaudreching et elle le conserva lorsque Napoléon voulut diminuer le nombre de communes parce que sa population augmentait très rapidement. Cette augmentation des habitants encouragea aussi Vaudreching à accepter un partage de la forêt indivise avant que ne soit trop réduit sa part suite à une répartition par foyer. Elle s’efforça néanmoins à faire reconnaître que la totalité de cette forêt était sa propriété alors qu’Alzing n’en était qu’usager. L’administration lui refusa cette avantage.
Deux situations étaient réglées: Alzing était une commune indépendante et jouissait d’une forêt dont elle était propriétaire. Restait à régler le problème de la paroisse puisqu’elle dépendait aussi de Vaudreching. Avant la Révolution, Alzing comptait deux chapelles; l’une un peu à l’extérieur du village avait été construite par les Chartreux et une autre dans le village, misérable. Cette carence d’église avait obligé les habitants à construire un clocher sans avoir de chapelle. Au XIXe siècle, les habitants décidèrent de construire eux-mêmes une église qui n’aurait pas de clocher puisqu’il y en avait déjà un. Le projet fut mené à bien et l’église fut consacré à St Joseph, mais resta une chapelle.
La commune avait aussi anciennement un moulin qui se trouvait en devers de la route menant à Bouzonville. Il fonctionna jusqu’en 1860 sous le nom de moulin Schneider.
Comme Alzing n’était pas paroisse le cimetière était le cimetière paroissial de Vaudreching jusqu’à ce que la commune décide de créer un cimetière communal sur la route de Vaudreching après le passage sous la voie ferrée.
Pour compliquer l’indépendance de cette commune, rappelons qu’il y avait un petit hameau nommé Elig contigu à Alzing mais dépendant des Chartreux de Rettel et de la paroisse d’Odenhoven avec laquelle il partageait une forêt indivise. Ce hameau fut incorporé à la commune d’Alzing et à la paroisse de Vaudreching mais il garde des droits d’usage dans la forêt d’Oberdorff.

La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de Nied (SHAN) Hôtel communautaire 29A rue de Sarrelouis 57220-BOULAY a réalisé la monographie communale N°55 sur l’histoire de la commune d’Alzing de 60 pages A4. Les amateurs peuvent la commander en adressant un chèque à l’ordre de la SHAN de 15€ + 5€ pour frais d’envoi.

|