( 24 avril, 2018 )

Histoire de Roupeldange (Résumé)

Les armoiries communales de Roupeldange résument en partie l’histoire du village: « Parti fascé d’or et d’azur à huit pièces (armes du paraige messin de porte de Moselle) et d’or à la demie croix ancrée de gueules (armes de la seigneurie de Boulay).Ces deux seigneuries se partageaient la justice à Roupeldange dont un tiers pour Boulay. Ce partage se transmit ensuite au roi de France et au duc de Lorraine. Cette particularité permettait au pont sur la Nied d’être une marche d’estaux c’est à dire un terrain neutre pour les négociations entre seigneurs.
Le nom de Roupeldange pourrait venir du nom d’un homme germanique appelé Rupold avec le suffixe -ing ou -ange.
Historiquement Roupeldange faisait partie de la paroisse de Guinkirchen et une longue contestation basée sur la difficulté de liaison entre les deux villes lors des inondations permit à Roupeldange d’obtenir un vicaire résident puis en 1751, l’érection d’une paroisse. Pour terminer ces tractations, Roupeldange qui ne possédait qu’une petite chapelle, dut construire une véritable église mais les bénédictins de Longeville lès St Avold refusèrent de financer ce projet et devant les obligations légales préférèrent abandonner leurs droits que de payer. Ce fut donc le conseil de fabrique qui se chargea de la construction avec les dîmes des bénédictins en 1768.
Après la Révolution, Roupeldange devint succursale paroissiale avec Eblange comme annexe.
Autre conséquence de la création de la paroisse, le développement de l’école. On sait qu’il y eut parfois un maître d’école avant la révolution et l’ermite se chargeait aussi de l’éducation des enfants mais après la révolution, on créa une véritable école et dès l’an II, la commune louait un local pour l’instituteur.
La vie du village était orientée vers l’agriculture et l’élevage mais on relève une activité particulière avec « les blancheries » qui consistaient à réserver certains prés le long de la Nied pour étendre les toiles neuves afin de les blanchir au soleil.
Il faut aussi rappeler une autre particularité de l’histoire de Roupeldange: le cahier de M. BASSOMPIERRE, cultivateur de Roupeldange, qui témoigne de la vie quotidienne locale, et qui nous raconte comment on apprit au village la mort du roi Louis XVI en 1793, ou l’arrivée des Cosaques en 1815.
La SHAN a préparé un fascicule de 90 pages sur l’histoire de ce village qu’on disait sans histoire et elle espère le présenter un jour à Roupeldange.

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