( 4 juin, 2009 )

HISTOIRE DE GOMELANGE (57)

Résumé de l’histoire de 

GOMELANGE GUIRLANGE COLMING 

 

 La première mention de Gomelange date de 1184 sous la forme Guelmelingen puis en 1209, Gamelinge qui viendrait du nom d’un germain nommé Gamal. La fondation du village est ancienne et remonte probablement à la période franque. En 1130, le seigneur de Walcourt fonda l’abbaye de Freistroff et lui donna Gomelange qu’il venait d’acheter à l’abbaye de St Pierremont prés de Briey qui elle-même l’avait probablement reçu lorsque que tous les puissants craignant la fin du monde en l’an 1000 faisaient des dons à l’Église pour gagner leur paradis. Par la suite, la propriété se partagea entre les religieux de Freistroff, de Bouzonville et de Villers-Bettnach, des bourgeois de Metz et le seigneur de Boulay dont la part fut transmise au duc de Lorraine ; ces derniers se servirent souvent de Gomelange comme caution pour garantir leurs emprunts. C’est pour cette raison qu’au XVe siècle, les seigneurs de Toulon (entre Nancy et Nomeny) étaient implantés à Gomelange et leurs armes furent retenues dans les armoiries modernes de la commune.

            On trouve aussi dans les détenteurs en partie de Gomelange, le marquis de Haen qui y créera une bergerie donnant le nom de Schäfferei à un quartier du village.

            Gomelange dépendit avant
la Révolution des juridictions de Vaudrevange, de Freistroff et enfin de Bouzonville. On citait en 1232, à Gomelange, deux moulins et une église ce qui laisse à penser que le village avait une certaine importance. En 1618, le conseiller ducal notait que c’était le plus beau et le plus riche village de la région. En 1708, il y avait 210 habitants et 89 chevaux mais en 1742, on ne parlait plus que d’une centaine d’âmes. Les recensements post révolutionnaires mettent en évidence une grande prospérité puisqu’en 1836 il y avait 779 habitants alors qu’un siècle plus tard en 1946, ils ne sont plus que 336. Depuis la croissance de la démographie est faible mais continue. Le choléra frappa le village lors de l’épidémie de 1854 et fit 52 victimes en sept semaines.

            La seconde guerre mondiale affecta directement la commune d’abord par la construction de trois ouvrages sur son ban (Abri de Gomelange, ouvrage de Behrenbach et abri de Colming) sans compter le gros ouvrage d’Anzeling tout proche et ensuite en septembre 1939 lorsque la population fut évacuée à Civaux dans

la Vienne. Il y eut aussi le retour pour la période d’occupation et pour retrouver un village dont 21 maisons autour de l’église avaient été détruites pendant leur absence.

            On remarque un maître d’école à Gomelange dés 1678 et après
la Révolution il y eut une école de garçons et une école de filles tenue par des sœurs enseignantes de St Jean de Bassel. L’école actuelle a été construite en 1875-1876. Le lavoir qui sert actuellement d’agence postale a été érigé quant à lui en 1869.

            Les moulins de Gomelange et de Colming appartenaient à l’abbaye de Villers-Bettnach depuis 1264. L’exploitation du moulin de Gomelange cessa en 1940 après avoir été utilisée comme scierie. Il y avait encore un autre moulin sur le ban, prés de Rurange, qui s’appelait le moulin de Gravatte.

            La paroisse de Gomelange est très ancienne comme le laisse supposer sa dédicace à St Martin. On sait que déjà au XIIe siècle, il y avait une église qui fut cédée par l’abbé de St Nabor à celui de Villers-Bettnach. Mais pourtant au XVIIe siècle, la quasi-totalité des dîmes revenait à l’abbaye de Freistroff. L’église actuelle a été érigée en 1752 alors que les orgues datent de 1869.

 

            Colming a toujours été une annexe de la communauté de Gomelange et on citait cette localité dés 1209 sous le nom de Colvinges qui dériverait également d’un nom franc comme Cholbo ou Kolbo. Le moulin de Colming fut très anciennement donné à l’abbaye de Villers-Bettnach mais en 1708, toutes les justices appartenaient au marquis de Haen alors que les dîmes revenaient à l’abbaye de Bouzonville. Sur le plan religieux, Colming était rattaché à la paroisse de Bettange.

 

            Guirlange (Gerildinges au XIIe) était partagé entre les abbés de St Nabor, de Villers-Bettnach et les chevaliers teutoniques dont les armes figurent au blason de la commune. Le seigneur de Boulay y avait aussi certains droits. La petite commune de Guirlange a toujours peiné à assurer le traitement d’un enseignant et l’entretien d’une école bien qu’en 1836, elle ait compté jusqu’à 159 habitants. Il n’en reste actuellement qu’une trentaine.

            La paroisse de Guirlange a toujours été rattachée à celle de Bettange bien qu’un document du XIIe siècle parle d’une église. Une chapelle, bien entretenue, est dédiée à
la Vierge et aux Saints Quirin, Cyriaque, Féréolle et Firmin ; elle attire chaque année un pèlerinage très fréquenté.

 

           
La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de
la Nied (SHAN) a édité un fascicule sur l’histoire de Gomelange et de ses annexes de 77 pages A4. Prix de cession 18 € + 5,40 € de frais d’envoi. Chèque a libellé à l’ordre de
la SHAN.. 

 

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