( 4 juin, 2009 )

HISTOIRE DE BRETTNACH (57)

Résumé de l’histoire de 

BRETTNACH LA GALLO-ROMAINE 

HISTOIRE DE BRETTNACH (57) dans Monographies communales Brettnach-Rue-de-la-Fontaine-Maison-de-la-Dîme-2007-300x199
La maison de la dîme

            Bien avant qu’en 971, on écrive le nom de Bretenaco, le site avait eu une longue vie dont les traces ont été mises à jour par plusieurs trouvailles gallo-romaines. Il semble bien qu’à cette période il y avait une grande villa principale avec plusieurs exploitations agricoles et artisanales. Mais avant encore, le lieu fut occupé comme le prouve la hachette de pierre grise datée du néolithique (-5 à 10.000 avant J.C.) et les tumuli celtiques trouvés vers Velving.

Il est possible que cette implantation gallo-romaine ait donnée le nom de la localité, un propriétaire de la villa pouvant s’être nommé Britus ou Britonius.

            La période historique nous montre que Brettnach appartenant avant le Xe siècle à la maison de Lorraine puis partagé entre les deux branches d’Ardenne et d’Alsace qui cédèrent leurs droits respectivement à l’abbaye de Mouzon dans les Ardennes pour un tiers et à l’abbaye de Bouzonville pour les deux autres tiers. Cela se traduit dans les armoiries communales modernes qui se composent des croix de Bouzonville et des roses du prieuré de Rozerieulles. L’abbaye de Mouzon, éloignée, céda ses droits à son prieuré de Rozerieulles puis en 1703 au séminaire Ste Anne de Metz. Cette propriété exclusivement ecclésiastique a dispensé Brettnach d’avoir des seigneurs laïcs mais les religieux durent avoir recours aux services de seigneurs voués. La vouerie de l’abbaye de Bouzonville restait entre les mains du duc de Lorraine qui concéda ce droit au seigneur de Dalem.  Cette fonction était remplie pour le prieuré de Rozerieulles par le seigneur de Siersberg. La haute justice avait été déléguée par le duc de Lorraine aux seigneurs de Bérus. Si l’on excepte les deux maisons religieuses déjà citées, on trouve parmi les propriétaires extérieurs les chartreux de Rettel, les sœurs de Téterchen.

            La paroisse de Brettnach était unie à l’abbaye de Bouzonville dés 1210 mais en 1610, on parlait d’une petite maison qui avait été la maison curiale ce qui laisse supposer que la paroisse avait été supprimée et la communauté était rattachée à Vaudreching et ce ne fut qu’en 1751 que Brettnach retrouva son statut de paroisse indépendante. Une nouvelle église dédiée à St Pancrace comme la précédente fut érigée en 1779 pour être agrandie en 1828. Elle renferme de grandes orgues, installées par Dalstein-Haerpfer en 1874, avec un buffet néo-gothique.

            La communauté de Brettnach vécut difficilement la guerre de Trente Ans. Il y eut d’abord un combat en 1635 entre les Français et les Autrichiens entre Tromborn, Brettnach et Téterchen. Mais cela n’était qu’un épisode puisque on sait qu’en 1642, il restait 2 journaliers à Brettnach en octobre et un seul en décembre.

            La population de Brettnach était de 14 foyers en 1557 soit environ 90 habitants, en 1708 le curé déclarait 147 âmes dont 11 laboureurs. Après la révolution les recensements révèlent un maximum de 545 habitants en 1851 et un minimum de 353 en 1975.

            Dans les activités de Brettnach, à part l’agriculture, on peut noter  l’extraction du fer  dés 1756 et jusqu’en 1876 ; il y avait aussi des mines de plâtre. Citons aussi des activités textiles liées à la culture du chanvre et du lin mais, si en 1900 il restait 14 métiers à tisser, la plupart étaient en chômage. Une spécialité de Brettnach était les rouliers. Les attelages à chevaux partaient vers la Sarre, conduisaient le charbon vers Nancy et Metz et poussaient parfois les livraisons jusqu’à Strasbourg.

            Avant d’en terminer, rappelons pour l’histoire que la commune de Brettnach  fusionna avec celle de Bouzonville de 1974 à 1982.

UNE EPIDEMIE 

            L’annuaire de la Moselle pour l’an XII (1803-1804) nous rappelle qu’à l’époque la population comptait 348 habitants pour 78 maisons. Les épidémies étaient prises en charge par la République et cette année là, le citoyen Marchand fils fut envoyé à Brettnach pour une épidémie de fièvre catarrhale nerveuse et vermineuse qui avait déjà faire mourir 25 personnes. Suite à cette intervention du corps de santé, seuls 4 des 60 malades moururent.   

               
La Société d’Histoire et d’Archéologie des Pays de la Nied (S.H.A.N.)  a réalisé un fascicule de 93 pages sur l’histoire de Brettnach (Prix de cession 18 € + 5,4€ de frais d’envoi) . 

Commande avec chèque libellé à l’ordre de la SHAN : Château St Sixte 57320-FREISTROFF 

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